Eglise de Ste Thérèse


Informations pratiques

Adresse

7, Av. Ste Thérèse  73200 ALBERTVILLE

Horaires d'ouverture

Uniquement pendant les cérémonies.


Historique

1929 : décision de créer une nouvelle paroisse dans le quartier sud d’Albertville


En 1929, décision fut prise de créer une nouvelle paroisse dans le quartier sud d’Albertville, délimitée par l’avenue Jean Jaurès, l’Arly, l’Isère, le Chiriac, avec le projet de l’église Ste Thérèse. Une petite chapelle provisoire, dédiée à Ste Thérèse –maintenant nommée « Salle du Val des Roses »,- fut aménagée en attendant la construction du sanctuaire définitif. Sur l’édifice actuel de la « Salle du Val des Roses », se trouvait un petit clocheton avec une cloche actionnée électriquement. A l’intérieur s’alignaient les prie-Dieu et vers le chœur, des bancs pour les chanteuses, autour de l’harmonium. Au-dessus de l’autel, un grand portrait de Sainte Thérèse –les mains ouvertes, laissant tomber des pétales de roses- dominait le chœur. Plus haut, sur une banderole, on lisait cette phrase de la carmélite : « Je ferai tomber sur la terre une pluie de roses ». C’est pourquoi ce quartier s’appelle le quartier du « Val des Roses ».
Ancienne « église Ste Thérèse » devenue, aujourd’hui la « Salle du Val des Roses »

1934 : début de construction d'une Basilique


En 1934, le chanoine Camille RACT, (dont une rue porte son nom) prêtre de la région d’Albertville et qui exerçait son ministère à Paris, est à l’origine de la construction, au carrefour de la rue Commandant Dubois et de l’avenue Ste Thérèse, d’une basilique qui devait avoir vocation d’être un lieu de pèlerinage en l’honneur de Sainte-Thérèse-de-l’Enfant-Jésus. Lorsque ce dernier meurt, en 1956, le chantier est loin d’être achevé : la façade impressionnante est en place, un toit provisoire est posé, mais il reste encore beaucoup à faire pour que cette basilique soit opérationnelle.
Façade de la Basilique

D’autre part, il s’avère que les piliers imposants ne la rendraient pas du tout pratique et qu’elle serait difficilement « chauffable » en raison de la hauteur du plafond. Décision fut prise par le Père Paul LELEU, curé à l’époque, de procéder à sa démolition et d’envisager la construction d’une église adaptée aux besoins de la paroisse.

N.B. Il ne reste aucune trace de ce bâtiment : à cet emplacement, se trouvent des préfabriqués occupés par les Éclaireurs de France, après avoir servi d’accueil pour les enfants des Papillons Blancs (square des Anciens d’Indochine).

1965 : pose de la première pierre de l’église Ste Thérèse


En 1965, le long d’un chemin de terre qui allait devenir l’avenue Ste Thérèse, surgissait la nouvelle église paroissiale. Financée par les dons des chrétiens et par les kermesses annuelles, elle était inaugurée en grandes pompes par l’évêque de Tarentaise, Mgr André BONTEMS.
Mgr André BONTEMS


Le curé LELEU était le « promoteur » de ce projet dessiné et suivi par l’architecte, Mr Claude FAY.

Quelques photos de la construction en 1966 :




Cette église avait des allures modernes avec une charpente très élancée en bois lamellé-collé. Elle avait une capacité importante et était d’un usage pratique pour les célébrations, et même pour diverses manifestations.

Exceptionnellement, elle fut même prêtée à l’Association d’animation du quartier pour sa fête annuelle. Une fois les bancs rangés, elle devenait une grande place de village où les stands des différentes associations locales trouvaient place sans problème.

30 Octobre 1966 : inauguration



1977 : incendie,  puis reconstruction.


Dimanche 02/02/1977, par un après-midi pluvieux, deux enfants du quartier ne trouvèrent pas mieux que de faire un feu derrière l’église. Le toit descendait assez bas à cet endroit, et le feu n’eut pas de peine à l’enflammer ; en peu de temps, il embrasa l’ensemble de la toiture. Ce fut un incendie tel que les pompiers n’ont rien pu faire. Les poutres en lamellé-collé avaient résisté au feu, le toit n’était pas tombé, mais à l’intérieur tout avait brûlé. Dans le quartier, l’événement ne passa pas inaperçu et les commentaires ne manquèrent pas. Très vite, une équipe de chrétiens compétents fut mise en place pour suivre la question des assurances et de la remise en état. Heureusement, l’église était bien assurée, et contact fut pris avec l’architecte Claude FAY pour refaire une église à partir des murs extérieurs et avec l’ « enveloppe » qu’allait donner l’assurance. Il fallut faire tomber le toit et démonter la charpente qui avait souffert de l’incendie. Pendant plus d’une année, ce fut un grand chantier dont le résultat a été l’église telle qu’elle est actuellement. Dans sa forme actuelle, elle a perdu sa prestance d’avant, mais elle est plus fonctionnelle, et finalement, en 1978, la communauté locale était heureuse de réintégrer son église « nouvelle version ».

Pendant les travaux, la vie de l’église locale ne s’était pas arrêtée pour autant. Les offices se déroulaient dans la salle du Val des roses, mise à disposition par la ville, et parfois dans la salle du sous-sol de la Maison Claude Léger. Cet incendie a été une épreuve pour la communauté chrétienne locale. Ce fut une page douloureuse de son histoire. Mais la vie continuant, la page fut vite tournée.

1992 : Messe télévisée et Centre Œcuménique pendant les J.O.


Par la suite, cette église fut choisie pour une messe télévisée sur Antenne 2, un dimanche matin. Et puis, il y a eu les jeux Olympiques d’Albertville, en février 1992. L’église Sainte-Thérèse, avec ses salles annexes devint durant quinze jours un lieu œcuménique où se côtoyèrent les chrétiens de diverses appartenances (catholiques, protestants), auxquels s’étaient joints quelques musulmans.

Une œuvre d’art collective au patchwork.

L’événement olympique donne l’idée à quelques chrétiens d’habiller le grand mur du chœur de l’église. Un projet ambitieux fut décidé : celui de faire six grands tableaux en patchwork. Un moine de Tamié, le frère ANTOINE, fit les dessins représentant des scènes bibliques ayant comme thème l’accueil. Une équipe d’une quarantaine de personnes se mit au travail durant plusieurs semaines et le résultat fut un chef-d’œuvre : la grande fresque biblique qui depuis cette époque habille admirablement le mur du chœur de l’église. Elle comprend six panneaux aux frontons semi-circulaires séparés par des piliers. Par une évocation biblique, chacun des cinq premiers panneaux symbolise un aspect de la foi chrétienne ; le sixième représente Sainte Thérèse accueillant tous les peuples de la Terre.

1/ Foi d’Abraham et de Sarah qui ont donné l’hospitalité au Seigneur sous le chêne de Mambré, image de notre Dieu unique en trois personnes : tout homme accueilli est une image de la Trinité (Genèse, 18).

2/ Foi de Moïse à qui Dieu révèle son Nom dans le Buisson Ardent. Moïse se déchausse car la terre de Dieu est sacrée, c’est ce même respect que nous voulons témoigner aux visiteurs, aux hommes réunis dans notre région pour les J.O. (Exode, 3).

3/ Foi en Jésus, le Christ, Fils de Dieu d’Abraham et de Moïse, qui a pris chair en notre monde et que nous venons adorer avec tous les étrangers (Matthieu, 2).

4/ Foi en Jésus mort et ressuscité dont nous voulons être les témoins, comme les femmes au tombeau, qu’il est Vivant (Marc, 16 et Luc, 24).

5/ Foi en l’Esprit Saint qui, à la Pentecôte, s’est répandu sur les disciples en prière autour de Marie pour qu’ils annoncent aux quatre coins du monde, la Bonne Nouvelle du Salut (Acte des Apôtres, 2).

6/ Foi de Thérèse, qui, à travers son cloître, rejoint tous les hommes de toutes les races, toutes les cultures, en se faisant missionnaire par la prière.

N.B. Dans le quartier Sainte-Thérèse, la nouvelle église fait maintenant partie du paysage, et elle est un lieu important et apprécié pour les célébrations, mais aussi pour le catéchisme, les clubs d’enfants et les diverses réunions organisées par la paroisse.

2004-2005 : Travaux de rénovation


En 2004-2005, des travaux de rénovation de peinture ont été réalisés par des bénévoles dans les salles annexes qui ont été, de ce fait, baptisées, à savoir :

- Salle CAMARA, située derrière la statue de Ste Thérèse,
Salle CAMARA

- Salle DELBREL, située derrière la salle Camara, côté France Télécom,
Salle DELBREL

- Salle TERESA, située entre l’église et la chapelle.
Salle TERESA

- La sacristie
La sacristie

- La Chapelle
Chapelle