Le sacrement des malades

L'onction des malades



Signe de la tendresse de Jésus pour ceux qui traversent l’épreuve de la maladie. Tout malade peut demander à le recevoir personnellement. Nous le célébrons de façon communautaire au cours d’une messe de printemps.

Le sacrement des malades est un sacrement de guérison.

Il s’agit de bien entendre la chose. Bien entendu que Jésus, dans sa miséricorde, peut guérir effectivement, physiquement… Tout en évitant de se laisser entraîner dans une recherche de sensationnel ou de merveilleux, à la mode dans certains milieux, il serait ridicule de nier aujourd’hui, comme au temps de sa vie publique, Jésus guérit des malades… au cours des pèlerinages, par l’intercession d’un saint, ou par les multiples moyens qu’il lui plait d’employer !
Mais la volonté de Jésus, hier comme aujourd’hui, n’a jamais été de guérir tous les malades. Les guérisons physiques que Jésus effectuent sont le signe de la guérison spirituelle qu’il veut nous proposer…

Donc, le sacrement des malades peut éventuellement apporter une guérison ou un mieux-être physique, mais ce n’est pas là son but premier… Son but, c’est de nous guérir le cœur de tous les doutes, de le purifier de toutes ces fausses images de Dieu, et particulièrement nous débarrasser de l’image détestable du Dieu qui punit…

Le sacrement des malades nous remet spirituellement debout. Il nous révèle parce qu’il nous redit, dans l’état de maladie où nous sommes, que nous sommes aimés de Dieu et qu’il vient à nos côtés pour nous aider à supporter nos souffrances, nos angoisses, nos peurs… Il vient se faire en quelque sorte notre Simon de Cyrène. Il vient porter une partie de notre croix, de notre épreuve. Il vient la vivre avec nous…

Sacrement de réconfort, le sacrement des malades est aussi un sacrement de mission, un sacrement qui confie une mission.
Et c’est là, l’aspect qui, personnellement, me touche le plus… Dans notre monde où le modèle que nous sommes tous appelés à imiter, le modèle qui nous est imposé, j’allais dire « bombardé », chaque jour par la publicité et d’une façon plus large par tous les médias, c’est d’être jeune, beau, sportif et efficace, le sacrement des malades vient proclamer l’éminente dignité de la personne malade et sa puissante efficacité pour le salut de ses frères…

Le sacrement des malades ne cherche pas, absolument pas, à nous enfermer dans le statut de malade, au contraire, il nous apporte toute l’énergie et le dynamisme nécessaires pour lutter contre notre maladie et nous en débarrasser. Pour autant, le sacrement, dans la logique de tout le christianisme, ne nous invite pas à l’évasion et au mensonge, à faire comme si nous n’étions pas malades. Il nous invite, pendant le temps où nous le sommes, à accepter notre état de malade et à nous en servir pour accomplir une mission que Jésus nous confie…

Bien loin d’être des gens inefficaces, les malades chrétiens sont invités à rejoindre le Christ dans sa Passion. Y a-t-il un moment, aux yeux des hommes, où Jésus est plus inefficace ? Il ne fait rien, il est cloué sur sa croix et ses ennemis se moquent de lui. « Si tu es le fils de Dieu, descends donc de la croix et nous croirons en toi… Il a mis en Dieu son espoir, voyons donc si Dieu vient le sauver… ». Jésus paraît complètement vaincu, impuissant et pourtant, c’est là qu’il sauve le monde, parce que tout son être souffrant est un immense cri d’amour pour l’humanité qu’il présente à son Père. Bien loin de maudire ceux qui l’ont rejeté, il les bénit, il leur pardonne, il prie pour eux… Ses adversaires ont cru le réduire au néant, ils lui ont donné les moyens d’aimer du plus grand amour.

Le malade est invité à faire de sa maladie, une occasion d’approfondir son amour pour l’humanité. Un appel à se décentrer de lui-même pour prier pour ceux qui souffrent encore plus que lui, parce qu’ils désespèrent, parce que leur cœur est tout labouré de révolte et de rancune. Le malade dans sa chambre ou sur son lit d’hôpital est aussi efficace qu’une catéchiste ou qu’un membre d’une mission humanitaire. Ce que les autres font avec leurs paroles ou leurs mains, lui, il le fait avec son cœur et sa prière, dans cet immense réseau de solidarité que nous appelons la communion des saints.                                               .  

Comment aider les personnes malades ou empêchées ? Porter l’Eucharistie et informer…c’est possible !

L’Eucharistie est réconfort et nourriture agissante, indispensable dans notre vie quotidienne. Or, parfois, nous ignorons que telle ou telle personne, en raison de l’âge, de la maladie, de l’isolement, se trouve privée de tout contact avec l’Église, et notamment avec l’Eucharistie.

Que ces personnes n’hésitent pas à se faire connaître par l’intermédiaire de parents ou voisins, ou encore en téléphonant à la Maison Paroissiale pour que nous puissions lui porter le Corps du Christ.

Par ailleurs, les personnes qui ne peuvent plus se déplacer jusqu’à l’église (même temporairement) peuvent demander à recevoir, chez elles, la «  Feuille du Dimanche » (évangile et informations paroissiales) que leur feront parvenir des membres de la communauté paroissiale.


Contact

S’adresser aux permanences à la cure, tous les matins de la semaine, de 9 H 30 à 11 H 30.
Maison Paroissiale : 2, Route de Pallud 73200 ALBERTVILLE
Tél : 04.79.32.02.99